15 septembre 1993 : don Pino Puglisi était assassiné par la mafia
« Trente-trois ans se sont écoulés depuis que don Pino Puglisi, curé de Brancaccio à Palerme, a prononcé les mots « Je m'y attendais » juste avant qu'un tueur de la mafia ne lui tire dessus, à quelques mètres de son domicile, le jour de son cinquante-sixième anniversaire.
Ils voulaient briser son action parce qu'il avait fait un choix que la mafia redoutait : il avait décidé de commencer par les plus jeunes.
Dans le quartier, il allait à la rencontre des enfants et des adolescents, les écoutait et les accompagnait, veillant à leur offrir des espaces, des opportunités et, surtout, la possibilité d'imaginer un avenir affranchi de la loi de la rue, de la peur et de la culture mafieuse.
Il avait compris une chose simple et extrêmement puissante : pour combattre réellement la criminalité organisée, il ne suffit pas de s'opposer à la violence. Il faut empêcher qu'elle ne devienne un modèle, un langage, le seul horizon possible pour ceux qui grandissent dans des territoires difficiles.
C'est pourquoi son œuvre éducative était si importante. Car aider un jeune à choisir librement son avenir, c'est priver la peur, la résignation et l'arbitraire de leur terreau.
Le 15 septembre 1993, don Puglisi, aujourd'hui bienheureux, était assassiné par la mafia. Face à celui qui s'apprêtait à lui ôter la vie, il a répondu par un sourire, ultime signe extraordinaire de la force de sa foi et de la liberté avec laquelle il avait choisi de vivre.
Trente-trois ans après sa mort, il est de notre devoir de saluer sa mémoire avec gratitude et émotion, en renouvelant chaque jour notre engagement au service de la légalité et de la liberté », a déclaré le ministre de la Défense Guido Crosetto.