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Le relais de la flamme Olympique à bord du voilier « Amerigo Vespucci » de la Marine Militaire Italienne

Tecnica, professione e società - Stefania Elena Carnemolla

Roma,  3 settembre 2012

En 1956, le CONI (Comité Olympique National Italien) constitua un Comité de la flamme olympique pour travailler sur l'organisation du relais et le recrutement des porteurs de torches. En 1936, Carl Diem, Secrétaire général du Comité d’organisation des Jeux de la XIe Olympiade à Berlin, proposa d’instaurer le relais de la flamme au programme des JO. Dés lors la flamme est allumée à Olympie et puis est transportée jusqu’à le pays hôte via un relais du flambeau. Le relais pour les Jeux de 1960 chercha à mettre en évidence les deux pôles de la civilisation classique, Athènes et Rome en effectuant un parcours-hommage aux civilisations grecque et romaine : elle effectua la traversée entre le Pirée et Rome sur le navire-école de la Marine Militaire Italienne «Amerigo Vespucci» et passa par des monuments célèbres et importants des deux pays. Pour la première fois, son parcours fut également couvert par la télévision.
Le relais de 2.750 km débuta le 12 août à Olympie. La flamme sacrée fut allumée aux rayons du soleil, la cérémonie fut simple et digne des belles traditions de l’Antiquité. Elle se déroula, dans le cadre unique des ruines d’Olympie sans pareil au monde, selon le rite antique : une grande prêtresse, Aleka Katselis (une des plus grandes actrices du Théâtre national grec) entourée de vestales, pria Zeus d’accorder sa bénédiction et sa lumière aux Jeux Olympiques puis alluma une amphore au foyer d’un miroir parabolique réfléchissant les rayons du soleil. Ensuite la flamme fut placée dans une urne et transportée dans l’ancien temple d’Héra. De là la grande prêtresse alluma le flambeau à la flamme de l’amphore et le tendit au premier relayeur, l'athlète grec Penaghiotis Epitropolous, en présence de plusieurs centaines de personnalités du monde du sport et de la politique.
Le relais, organisée par le Comité olympique grec, passa à travers Pyrgos, Patras, Corinthe, Mégare, Eleusis et Athènes. Ici, le 13 août, au Stade panathénaïque, le relayeur remit la torche au futur Roi Constantin de Grèce. D'Athènes, la flamme atteignit le port de Zéas, dans le Piraeus, où il était ancré le trois-mâts  Amerigo Vespucci. La flamme olympique arriva à Syracuse le 18 août à bord du Amerigo Vespucci où elle fut saluée avec enthousiasme et applaudissements par la foule. Le 25, porté par huit athlètes, le drapeau aux cinq anneaux fit son entrée dans le Stade olympique.  Dernier des mille huit cent cinquante-deux relayeurs, Giancarlo Peris, un coureur de fond italien d'origine grecque, pénétra dans le stade en tenant fièrement la torche et fit le tour du stade avant de rejoindre une vasque monumentale de bronze qu’il embrasa grâce à la flamme olympique. Le stade grondait de joie ; Adolfo Consolini, célèbre discobole, champion olympique en 1948, prononça le serment des athlètes. La contribution des Forces Armées, à travers le Groupe Olympique militaire établi en 1957, fut cruciale à l'arrangement du relais.